Frais liés à l'emprunt
Chacun de vos prêts peut engendrer les frais
suivants :
- les frais d'ouverture et d'instruction de dossier.
- les frais d'assurance exigée (décès, incapacité de
travail) et facultative (perte d'emploi).
- la garantie du prêteur : selon le cas, prise
d'hypothèque (son coût varie en fonction du type de prêt) ou privilège
de prêteur de deniers (étant exonéré de taxe
de publicité foncière, son coût est inférieur à celui
de l'hypothèque).
Ces deux garanties nécessitent un acte notarié dont les
frais sont à votre charge : selon la situation, elles sont inscrites
dans l'acte de vente ou un acte notarié séparé.
Vous pouvez avoir intérêt à demander
au prêteur d'être garanti par la caution d'un organisme
spécialisé ou
par un tiers.
Vérifiez que le taux effectif global, qui figure
obligatoirement dans l'offre de prêt et représente le coût
réel de votre emprunt, tient compte de ces frais.
- En cas de construction ou d'acquisition d'un logement
en l'état futur d'achèvement, certains contrats de prêt
peuvent prévoir le versement d'intérêts intercalaires entre le moment où la banque débloque les fonds et celui
où vous commencez à rembourser votre prêt. Attention,
ils peuvent devenir importants en cas de retard du chantier.
Calculez
le coût de la garantie hypothécaire d'un
emprunt (grâce à l'ANIL et l'ADIL)
Frais d'acquisition d'un logement ou d'un terrain 
La rémunération du professionnel
chargé de la transaction
Lorsque l'opération est conclue par l'intermédiaire
d'un professionnel, agent immobilier ou tout autre professionnel que vous
avez mandaté pour effectuer la transaction, ou lorsque l'avant-contrat
les met à votre charge, le professionnel est en droit de vous demander
des honoraires. Leur montant doit être affiché dans les locaux
du professionnel ; il n'est pas réglementé, sauf s'il s'agit
d'un notaire (ses émoluments sont limités à un pourcentage
du prix de vente).
Les frais de mutation
Improprement appelés "frais de notaire",
ils sont strictement réglementés ; le notaire peut vous demander
de verser une provision.
Les frais de mutation comprennent :
- La rémunération proprement dite du notaire :
- les émoluments "proportionnels" déterminés
selon un barème en fonction du prix de vente.
- les émoluments fixes ou émoluments de formalités correspondant aux tâches matérielles et démarches administratives
effectuées par le notaire.
Le notaire peut, pour une consultation juridique ou fiscale indépendante de la rédaction d'un acte, vous demander des honoraires dont le montant est libre. Sauf cas particuliers, ces derniers ne sont pas cumulables avec des émoluments "proportionnels".
- Les frais appelés "débours" qu'il a engagés
pour votre compte, le cas échéant, notamment salaire du
conservateur des hypothèques, coût des pièces d'état
civil, d'un état hypothécaire, du certificat d'urbanisme,
d'un extrait de cadastre.
- Les droits et taxes payés au trésor public : votre
notaire joue un rôle de collecteur d'impôts, notamment pour :
- les droits d'enregistrement ou la TVA, suivant
la nature de l'opération (cf. ci-dessous : les frais variables
en fonction de l'opération réalisée).
- la taxe de publicité foncière, s'il y a lieu.
- les frais de papier timbré proportionnels au nombre de pages
de l'acte.
Calculez
le montant des frais de mutation (grâce à l'ANIL
et l'ADIL)
Frais variables en fonction de l'opération réalisée 
L'achat d'un logement neuf ou en état futur
d'achèvement
La vente en l'état futur d'achèvement
et la vente d'un logement achevé depuis moins de 5 ans et n'ayant
pas fait l'objet d'un première mutation avec une personne autre
qu'un marchand de biens, est soumise à la TVA.
A la TVA qui est comprise dans le prix du logement
s'ajoutent :
- la taxe de publicité foncière.
- la révision du prix, si le logement est à construire,
et à condition qu'elle soit prévue au contrat.
L'achat d'un logement ancien
Si vous achetez un logement qui est achevé depuis
plus de 5 ans ou qui a déjà fait l'objet d'une première
mutation avec une personne autre qu'un marchand de biens, vous aurez à acquitter
en plus du prix du logement, des droits d'enregistrement :
- le droit départemental d'enregistrement.
- la taxe additionnelle communale.
Si vous achetez un logement
dans une copropriété ne négligez pas les charges
annuelles de copropriété : dès la signature
de l'acte authentique, le syndic vous adressera un appel de fonds
au titre de votre participation aux charges et vous demandera votre
quote-part du fond de roulement. |
L'acquisition d'un terrain
- Les droits et taxes dus pour l'achat du terrain varient en fonction
de la qualité du vendeur du terrain :
- si vous êtes une personne physique et si vous achetez le terrain à un
professionnel ou à un particulier pour faire construire un immeuble à usage
d'habitation, vous acquittez des droits d'enregistrement sur le
prix du terrain.
- si vous achetez le terrain à une collectivité locale
: vous acquittez la TVA sur le prix du terrain à bâtir
si la collectivité locale a opté pour la TVA ; à défaut,
vous acquittez des droits d'enregistrement.
- Les taxes et participations d'urbanisme : le certificat d'urbanisme
doit indiquer le régime des taxes et participations d'urbanisme
applicables au terrain ainsi que l'état des équipements
publics existants ou prévus (loi du 13.12.2000).
La nature et le montant des participations (cf. § la
construction de la maison) doivent impérativement figurer sur votre
permis de construire pour pouvoir vous être réclamées
par la commune.
- Les frais facultatifs correspondant, le cas échéant,
- au bornage réalisé par un géomètre-expert;
cette opération identifie clairement les limites du terrain.
Si le terrain est situé dans un lotissement, les frais de bornage
sont inclus dans le prix du terrain
- à l'étude du sol réalisée
par un expert ; en cas de doute sur la nature du sol, cette étude
est vivement recommandée pour éviter des surcoûts
imprévus
au moment de la construction.
Si vous signez un contrat de construction
de maison individuelle, ces frais doivent être compris dans le prix
convenu de la maison.
Avant de signer l'avant-contrat pour l'achat
d'un terrain hors lotissement, informez-vous sur les possibilités
et frais de viabilisation du terrain (cf "les étapes
de l'acquisition d'un terrain").
La construction de la maison
La TVA sur les travaux est incluse dans le prix global
que vous payez directement au constructeur ou aux entreprises avec lesquelles
vous traitez.
Certaines taxes fiscales et redevances peuvent être
instituées par la commune ou le département et vous être
demandées en plus du prix de la maison, au moment de la délivrance
de votre permis de construire :
- La taxe locale d'équipement (TLE), dans
la plupart des communes ; son montant varie en fonction de la nature
de votre financement et de la superficie de la maison ; vous la
versez en une ou deux fois selon son montant.
- La taxe départementale pour le financement du CAUE, conseil d'architecture,
d'urbanisme et d'environnement, dans certains départements.
- La taxe départementale des espaces naturels sensibles, dans certains
départements.
- Une participation pour le financement des voies et réseaux (voirie, écoulement
des eaux pluviales, éclairage public, réseau d'eau potable, électricité,
gaz et assainissement). Cette participation n'est due qu'à compter
de la construction de la maison, sauf si elle a été antérieurement
acquittée par l'actuel (vous-même) ou le précédent
propriétaire du terrain, et sous réserve que le terrain
soit situé à 80 mètres maximum de la voie.
- La participation pour raccordement à l'égout, à partir
du moment où le raccordement est effectuée.
- Le versement pour dépassement du plafond légal de densité (uniquement
dans les communes qui l'avaient institué avant le 31.12.1999).
- Dans certains cas, la participation pour non réalisation d'aires
de stationnement ou une demande de cession gratuite de terrain.
Si vous
construisez dans un lotissement : aucune des contributions
(participations et taxes) qui ont déjà été mises à la
charge du lotisseur ne peut vous être réclamée.
Elles sont en effet déjà incluses dans le prix
du terrain.
Si vous construisez dans le secteur d'un programme d'aménagement
d'ensemble (PAE) : une participation aux dépenses des équipements
publics peut vous être réclamée par la commune;
en contrepartie vous ne payez ni TLE, ni participation pour raccordement à l'égout,
ni participation pour le financement des voies nouvelles et réseaux.
Si vous construisez dans une zone d'aménagement
concerté (ZAC), des modalités
particulières peuvent s'appliquer.
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D'autres frais propres à votre opération
peuvent s'ajouter au prix de la maison :
- Les frais d'adaptation au terrain et certains travaux d'équipement
intérieur ou extérieur indispensable à l'implantation
et à l'utilisation de la maison*.
- Les frais de branchement aux réseaux
divers (eau, électricité,
gaz, tout-à-l'égout, téléphone...) entre
la maison et la limite du terrain*.
* : Si vous signez un contrat de construction de maison individuelle,
ces frais doivent être inclus dans le prix global mentionné dans
le contrat (cf "le contrat
de construction").
- Les frais de raccordement à partir de la limite du terrain aux
réseaux divers (eau, électricité, gaz, tout-à-l'égout,
téléphone...).
- L'assurance dommages-ouvrage obligatoire qui prend en charge les réparations
de certains désordres dans la construction.
- Les options non comprises dans le prix de base, par exemple des matériaux
spécifiques.
- Les frais occasionnés par d'éventuels travaux accomplis
par vos soins.
- La révision du prix de la construction à condition qu'elle
soit prévue au contrat.
- La rémunération du professionnel qui, le cas échéant,
vous assistera à la réception des travaux.
Dans certains lotissements comprenant des terrains et des équipements communs gérés
par une association syndicale libre, vous participez aux charges
annuelles d'entretien et de fonctionnement : renseignez-vous auprès
du vendeur.
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Impôts locaux 
Chaque année vous devrez régler
vos impôts locaux dont le montant varie d'une commune à l'autre
et peut évoluer dans le temps ; ils sont dus pour l'année
entière par celui qui est propriétaire (ou occupant,
pour la taxe d'habitation) au 1er janvier de l'année d'imposition.
L'acte de vente peut prévoir le partage de la taxe foncière
entre le vendeur et l'acquéreur en proportion de la détention
du logement l'année de la vente, mais cette convention n'est
pas opposable à l'administration fiscale.
Renseignez-vous à la mairie ou au service des
impôts pour avoir une idée des impôts locaux dans la
commune
- la taxe foncière applicable au logement
lui-même et aux installations annexes ; les logements neufs bénéficient
d'une exonération totale ou partielle pendant deux ans.
- la taxe d'habitation
- la taxe ou la redevance d'enlèvement des ordures ménagères,
et dans certaines communes la taxe de balayage.
La taxe foncière et la taxe d'habitation peuvent dans certains
cas (revenus modestes, familles nombreuses, personnes âgées
ou handicapées) bénéficier d'allègements
pour la résidence principale.
- la taxe spéciale d'équipement perçue dans certaines
régions : Basse-Seine, Métropole lorraine, Nord-Pas-de-Calais,
ouest Rhône-Alpes, Martinique, Guadeloupe.
| Dans tous les cas, s'ajouteront les frais de déménagement,
d'assurance multirisque-habitation, d'aménagement du logement
et le cas échéant de ses abords. |
| Si vous achetez pour louer vous pouvez dans certains
cas bénéficier d'avantages fiscaux particuliers : renseignez-vous
auprès de l'ADIL. |
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