La Fixation du loyer initial avec un nouveau locataire
Le loyer initial est fixé librement entre le
propriétaire et le locataire.
Il en est ainsi lorsqu'il s'agit d'un contrat de
location consenti à un nouveau locataire, de la location d'un logement
vacant ou mis en location pour la première fois, par exemple.
L'augmentation du loyer en cours de bail 
Le loyer peut être révisé une fois par an si une clause du bail le prévoit. La date de révision est celle indiquée dans le bail ou, à défaut, la date anniversaire du bail. Bien que le bailleur ne soit pas tenu d'adresser un courrier rappelant les conditions de la révision du loyer, il est conseillé de le faire.
L'augmentation ne peut être supérieure à la variation de l'indice de référence des loyers publié par l'INSEE (loi du 8 février 2008). L'indice de référence à prendre en compte est celui du trimestre qui figure dans le bail ou à défaut, le dernier indice publié à la date de signature du bail. Il est à comparer, à la date de la révision du loyer, avec l'indice du même trimestre connu à cette date.
Exemple : un loyer fixé le 1.5.2008 à 700 euros hors charges, s'établit au 1.1.2009, à :
700 € x indice de référence des loyers du 1er trimestre 2008
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indice de référence des loyeres du 1er trimestre 2009
L'indice de référence des loyers est publié chaque trimestre par l'INSEE et au journal officiel. |
A compter du 10 février 2008, la composition de l’IRL est modifiée. Le nouvel IRL s’applique aux contrats de location qui prennent effet à compter du 10 février 2008 et aux révisions des loyers des baux en cours à cette date ; il n’est pas nécessaire dans ce dernier cas de faire un avenant au bail.
- Si le bail ne prévoit pas de clause de révision, le loyer reste le même pendant toute la durée de la location.
En revanche, si votre bailleur a omis d'appliquer la clause de révision prévue au bail, il peut à tout moment vous demander de régler le loyer résultant des indexations annuelles omises, ceci pendant cinq ans maximum à compter de leurs échéances.
- Exceptionnellement, le loyer peut être majoré en cours de bail lorsque le propriétaire et le locataire sont convenus, lors de la signature du bail ou ultérieurement, de travaux d'amélioration que le propriétaire fera exécuter à ses frais. Une clause du bail (ou un avenant) doit fixer la majoration de loyer qui deviendra applicable après l'achèvement des travaux.
- Lorsque le bail arrivé à expiration est renouvelé,
le loyer peut, à ce moment, être augmenté dans certaines
conditions (voir "la fin du bail" et ci-dessous).
Le renouvellement d'un bail avec un nouveau loyer 
Si à l'expiration du bail, le propriétaire
considère que le loyer est manifestement sous-évalué,
et uniquement dans ce cas, il peut pour le renouvellement du bail
proposer une augmentation de loyer en se référant aux loyers
habituellement constatés dans le voisinage pour des logements comparables.
Le propriétaire doit fournir au locataire des
références de loyers :
- Six références minimum dans les communes faisant partie
d'une agglomération de plus d'un million d'habitants.
- Trois références dans les autres zones géographiques.
Deux tiers de ces références, au moins,
doivent correspondre à des locations pour lesquelles il n'y a pas
eu de changement de locataire depuis trois ans.
Les références de loyers doivent être
représentatives de l'ensemble des loyers habituellement constatés
dans le voisinage pour des logements comparables.
Chaque référence doit mentionner :
- le nom de la rue et la dizaine de numéros où se situe
l'immeuble, ainsi que l'étage de l'appartement.
- la présence éventuelle d'un ascenseur.
- la surface habitable du logement et le nombre de ses pièces
principales.
- l'existence d'annexes éventuelles.
- son état d'équipement : notamment, présence d'eau
courante, de WC intérieur, de salle d'eau, de chauffage.
- la période de construction de l'immeuble.
- l'indication selon laquelle le locataire est dans les lieux depuis plus
ou moins de trois ans.
- le montant du loyer mensuel, hors charges, effectivement exigé.
Si le locataire n'accepte pas la proposition :
il manifeste son désaccord
par écrit ou ne répond pas quatre mois avant la fin
du bail.
Le bailleur s’il désire appliquer sa proposition de nouveau
loyer doit alors saisir la commission départementale de conciliation
(CDC). Si les parties n’arrivent pas à se concilier devant
cette commission, le bailleur doit impérativement saisir le juge
d’instance avant le terme du contrat de location. Il appartiendra
alors au juge de trancher sur le montant du nouveau loyer.
Comment s'applique l'augmentation du nouveau loyer
?
- Lorsque la hausse est inférieure ou égale à 10
% de l'ancien loyer : l'augmentation est étalée par tiers
sur trois ans, si le propriétaire est un particulier, ou par sixième
sur six ans, si le propriétaire est une personne morale. Cette
hausse s'entend hors révision annuelle liée à la
variation de l'indice du coût de la construction.
- Lorsque la hausse est supérieure à 10 % de l'ancien loyer
: elle doit être, dans tous les cas, étalée par sixième
sur six ans. L'étalement par sixième s'applique même
si le bail est renouvelé pour une durée inférieure à six
ans, par exemple pour trois ans. Dans ce cas, l'augmentation continue à s'étaler
lros du renouvellement suivant.
| Des décrets peuvent limiter la hausse des loyers
lors du renouvellement du bail. C'est le cas en région parisienne.
Renseignez-vous auprès de votre ADIL. |
Où trouver les références ?
- Par tous moyens : auprès des professionnels, des associations
de locataires ou de propriétaires ou auprès de l'observatoire
des loyers dans les agglomérations où il en existe un.
Le locataire ne paie plus son loyer : que faire ? 
Si vous avez pris la précaution de souscrire
une assurance impayés de loyers, adressez-vous en premier lieu à votre
assureur.
En tout état de cause,
il existe plusieurs recours en cas de loyers impayés.
L'expulsion est la solution extrême, mais les aléas
que présente cette procédure peuvent inciter le propriétaire à rechercher
d'autres voies pour régler les difficultés rencontrées
avec son locataire. |
- En cas d'échec des tentatives de médiation, le propriétaire
peut, avec l'autorisation du juge, faire procéder à la saisie
des biens (saisie sur les meubles, saisie sur les salaires) de son locataire
pour se faire payer au prorata de sa créance.
- En cas de loyers impayés résultant d'un bail écrit,
le propriétaire peut aussi faire pratiquer, par acte d'huissier,
une saisie conservatoire sur le compte bancaire du locataire. Cette procédure
simple permet au propriétaire de bloquer le montant de l'impayé sur
le compte bancaire de son locataire.
| Le propriétaire peut, si sa demande est justifiée,
réclamer des loyers impayés cinq ans après leurs échéances. |
La résiliation du bail et l'expulsion 
Une clause " résolutoire " du
contrat peut permettre la résiliation du bail pour non-paiement
du loyer ou des charges.
Dans ce cas, pour obtenir le départ du locataire :
- Le propriétaire doit faire délivrer par un huissier un
commandement de payer comportant obligatoirement la reproduction intégrale
de l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989. L'adresse du Fonds de Solidarité Logement
doit être indiquée.
- Le locataire dispose alors de deux mois pour payer intégralement
sa dette.
- A défaut le propriétaire qui souhaite obtenir l'expulsion
doit l'assigner devant le tribunal par huissier de justice.
Si le bail ne contient pas de clause résolutoire
pour non-paiement des loyers et charges,
le propriétaire devra assigner le locataire
devant le Tribunal d'Instance et demander au juge la résiliaton
du bail et l'expulsion.
Le locataire sera condamné à payer les
arriérés de loyers. Mais le juge pourra estimer que le manquement
du locataire au paiement de ses loyers n'est pas suffisamment grave
pour justifier la résiliation du bail et l'expulsion.
Quels recours pour le locataire
en difficulté ? 
- Afin d'éviter une procédure d'expulsion ou la saisie de
ses biens, le locataire a tout intérêt à rechercher
une solution amiable directement avec le propriétaire en acceptant
un plan d'apurement des dettes.
- Le locataire surendetté peut, pour le paiement de sa dette, également
bénéficier de la loi sur le surendettement des particuliers
(loi Neiertz) :
- le locataire saisit la commission départementale de surendettement
afin de rechercher un accord amiable sur le report ou l'échelonnement
des arriérés de loyers (se renseigner auprès de l'ADIL
ou du siège départemental de la Banque de France).
- si aucune solution amiable n'est trouvée devant la commission,
le locataire peut lui demander de recommander des mesures dont
le juge pourra prononcer l'exécution d'office.
| Pendant la période d'hiver (1er novembre au
15 mars), aucune expulsion ne peut avoir lieu, sans relogement, sauf
s'il s'agit d'un "squatter" ou d'un local situé dans
un immeuble ayant fait l'objet d'un arrêté de péril. |
| Cette fiche concerne la location d'un logement loué vide, à titre
de résidence principale, appartenant à un propriétaire
privé. |
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